Emanuele Coccia dans son livre “La vie des plantes. Une métaphisique des plantes” nous parle d'un monde vu comme atmosphère, un monde conçu comme un réseau de relations entre êtres, selon une interaction où l'abus n'a pas lieu.

C'est un univers dans lequel la violence mutuelle, l'antagonisme, la peur du contact s'annullent pour laisser la place à une dimension dont le centre est plutôt un modèle paradigmatique de formes d'existence plus vitales et saines, en harmonie avec la nature, c'est à dire les plantes.

En effet comme les plantes, nous aussi nous sommes, nous existons, nous  respirons et comme elles, c'est en respirant que nous nous respectons:en nous mélangeant, selon les secousses d'une osmose continuelle qui pourtant nous permet de conserver chacun la marge pour rester nous-même.

La vie est "souffle", elle est synchronisée avec le rythme de la respiration des plantes qui trouve un sens, une position, une raison dans l'univers. Tout est réciproquement englouti dans un souffle incessant et puis immédiatement renvoyé à lui-même, en lui-même, à sa singularité, à un espace intime où convergent les mondes des autres, la «vie des autres». Nous provenons de cette osmose, qui n'a rien de symbiotique. Il faut revenir à cette osmose car parmi les êtres il reste la matière, un magma qui ne peut jamais vraiment se partager dans la mesure où il est composé de tous les organismes vivants: de leur respiration.

Voici ce que les plantes veulent transmettre avec leur oxygénation  silencieuses, inoffensive, inépuisable: la valeur d'être tous connectés au reste de l'atmosphère, sans craindre donc d'être envahi par les autres (par exemple les «voisins»), car nous sommes composés par les autres et au même temps nous contribuons à leur composition.

Selon Emanuele Coccia donc les plantes ne sont pas un « ornement cosmique », elles n' ajoutent rien au décor du monde, elles sont le monde.

Déjà Aristote distinguait l’âme végétative de l’âme sensitive et de l’âme intellective : mais loin de les opposer à l’activité de la pensée, il en a dégagé le souffle premier, le principe de vie à l’état pur.

Avec cet exemple Emanuele Coccia nous a fait enfin réfléchir sur l'importance des plantes dans notre vie et dans la vie de l'univers tout entier.

Giorgia Colella 4E

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